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orange

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Un jour d’avril nous avons dispersé des oranges sur le sol de montréal. La curator et artiste karen m’a dit : “c’est ma réponse à ton travail (pinxit) “, Sait-elle qu’en france, l’expression “je t’offrirai des oranges”, veut dire en argot : je viendrai te voir en prison. cette expression existe-t-elle aussi en anglais ?

Written by paintermanpinxit

June 1, 2011 at 1:20 pm

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une action à montréal

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je n’ai pas publié d’article depuis mon séjour à montréal.
il est temps de couvrir ce retard.

Action non visible, non cachée
réalisée à Montréal entre le 9 et 15 avril, 2011.

Montréal était en période électorale. Le canada renouvelait ses gouverneurs fédéraux. La ville était parsemée d’incompréhensible panonceaux politique à l’héraldique inédite pour moi (orange et vert ; bleu et gris…) des slogans vagues. La ville était ponctuée de visages imprimés m’adressant des messages aux référents abscons. Une chance. Quatre d’entre eux jalonnaient avec plus de persistance ma dérive : élisez moi ; parlons Qc ; travaillons ensemble ; here for canada. Moi aussi je n’avais rien à dire d’autre : je suis là – content d’être là – que peut-on faire au Canada et nulle part ailleurs ? Je reprenais ces slogans les gravaient dans de la pâte de couleur que je dispersais dans la ville. Réaliser ces petites gravures de couleurs, c’était un peu comme faire mais gamme matinale, des pochades pour garder la main, ou comme semer des miettes qui ne permetteraient pas de retrouver mon chemin mais justifierais mes promenades. Peut-être peut-on encore les voir ?

• cathédrale Notre Dame, sur le dossier du banc de messe 304, près de la colonne polychrome : travaillons ensemble, gravé dans de la pâte rose et jaune.• place Emilie Gamelin, à l’angle du boulevard Maisonneuve et de la rue saint-Hubert, sur le plus proche arbre de la plaque dédié à la religieuse : élisez painterman, gravé dans de la pâte noire. • rue saint-Hubert près de l’autoroute Villeneuve, près du chantier du nouvel hôpital, sur un tronc d’arbre painterman, here for canada, gravé dans de la pâte sinople. • sur le saint -Laurent, cap aux meules, au niveau du restaurant des Terrasses bonsecours, sur un congère dérivant : painterman, here for canada, gravé dans de la pâte rouge. • sur une branche au sommet du Mont Royal : élisez painterman, gravé dans de la pâte bleue. • sur une barrière près du pont Jacques Cartier à la hauteur du 2143 rue Notre-Dame, côté quai, vers le Lunapark, près d’un container vert décoré d’un CAPITAL peint en majuscule noire : travaillons ensemble, gravé dans de la pâte violette. • au 2033, bd. saint -Laurent sur une souche oublié sur le terrain vague près de la librairie anarchiste l’insoumise : parlons Qc, gravé dans de la pâte violette • au musée des Beaux-Arts de Montréal sous le banc placé devant la Crucifixion de Nicolas Poussin, visible face au tableau en prenant du recul : painterman, here for canada, gravé dans de la pâte blanche. • au 1001 Carré Dorchester, sur le tronc amputé d’une plante de la banque financière sun life, entre les colonnes à l’extrême gauche : travaillons ensemble, gravé dans de la pâte verte.

Written by paintermanpinxit

May 31, 2011 at 9:08 am

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nitraM-tniaS

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Vie de Saint-Martin de Simone Martini (XIVème Siècle)

Corrected/updated upside down by Painterman

 

One winter day, while stationed in Amiens, Gaul (modern-day France), as Martin approached the city gate, he saw a half-naked man shivering with cold and begging alms from indifferent passers-by. Having nothing but his cloak, Martin drew his sword, cut the cloak in two, and gave half to the beggar.

Un jour d’hiver, pendant qu’il était stationné à Amiens, la Gaule (la France actuelle), que Martin s’approcha de la porte de la ville, il vit un homme à moitié nu grelottant de froid et de la mendicité l’aumône des passants indifférents par. N’ayant rien, mais son manteau, Martin tira son épée, le manteau coupé en deux, et en donna la moitié au mendiant.


Written by paintermanpinxit

January 7, 2011 at 11:28 pm

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à la fin du cours, je reprends la formule de SP38 reprise par outsiderfromwithin.
‘Vive la crise’ que j’écris avec une éponge…

Ah ! si la reprises collective de nos furtives actions pouvaient  contribuer à accélérer la crise cela serait un salutaire doigt d’honneur. les actions furtives sont une matière, leur documentation n’est ni un but ni une fin.
Les actions furtives respirent. nous en échangeons l’haleine.

at the end of the course, I take the formul of SP38 by outsiderfromwithin recovery.
‘VIVE LA CRISE’ (Long live the crisis), I write with a sponge…

Ah ! if the times of our collective furtive actions could help accelerate the crisis would be a salutary finger.
actions are a stealth field, their documentation is neither a goal nor an end.
Furtive actions breathe. we exchange the breath.

Written by paintermanpinxit

November 24, 2010 at 6:31 pm

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piece of felt

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Pour la sortie de Pinxit II, j’étais invité par mon éditeur à distribuer le livre aux auditeurs d’un colloque consacré à la peinture. Beaucoup d’intervenant ont parlé. ils parlèrent de recouvrement, de rutault, de perrodin, de rodtchenko… Laurent Buffet présenta mon livre. Durant la pause du midi, sous toutes les chaises j’ai collé à un un coin de feutre. Les chaises devenait alors instable. Malheureusement, le feutre était de mauvaise qualité. Il s’écrasa dès que les auditeurs revinrent s’asseoir. Le feutre augmenta le confort au lieu de produire de l’instabilité. Echec ?
Quelques auditeurs décollèrent le morceau de feutre, pour le coller sur le  livre
(Je n’en esperai pas autant ) : le livre est une action : le livre documente des actions,  le livre est l’occasion de nouvelles actions : le livre est le support de nouvelles actions : le livre produira d’autres livres.
Puis-je déflorer une action  : à montréal (si je peux venir comme si je ne peux pas venir) se servir de mon livre comme d’un coin de feutre ?

For the release of Pinxit II, I was invited by my publisher to distribute the book to listeners of a symposium devoted to painting. Many people have spoken. they talked about collection of Rutault of Perrodin, Rodchenko … Lawrence Buffet presented my book. During the lunch break, under all the chairs I stuck to a corner of felt. The sun then became unstable. Unfortunately, the felt was of poor quality. It crashed as soon as the auditors came back seat. Felt increased comfort instead of producing instability. Failed?
Some listeners took off the piece of felt to stick it on the book
(I did not expect much): the book is an action, the book documents the actions, the book is that new shares: the book is the support of new shares: the book will produce more books.
Can I deflower action: in Montreal (if I can come as if I can not come) to use my book as a piece of felt?

Written by paintermanpinxit

October 4, 2010 at 2:07 pm

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freedom / imprisonment

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with the question of the relationship between action and documentation of the action,
asked by karen in its draft
another of his question still haunts me:
what would an artist if left free to do?
a first response to this I borrow from Robert Smitshon:
Rather than create the illusion of freedom, would be better to show / imprisonment
show imprisonment, a program without end I am afraid …

avec la question des rapports entre action et documentation de l’action,
posée par karen dans son projet
une autre de ses question me poursuit encore :
que ferait un artiste si on le laisse libre de faire ?
à cela une première réponse que j’emprunte à Robert Smitshon :
Plutôt que de créer l’illusion de liberté, mieux vaudrait révéler/montrer l’emprisonnement
montrer l’emprisonnement, un programme sans fin je le crains…

Written by paintermanpinxit

August 23, 2010 at 11:55 pm

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yellow flowers

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pissenlit (if the video don’t appear click on the word)

The advantage of the video is that it is fleeting.
there are so many images, the stream is so dense that we hold very little.
The video is a prisoner of electricity. The document is a prisoner of a data center that stores images on a hard drive. With a little luck, a virus, a bomb, a clumsy employee, erase this video.
The advantage of certain types of documents that they are sufficiently weak to not be able to keep the stupid actions… I hate land art.

L’avantage de la vidéo, c’est qu’elle est fugitive.
il y a tant d’images, le flux continu est si dense, que nous retenons bien peu de choses.
La vidéo est prisonnière de l’electricité. Le document est prisonnier d’un datacenter qui mémorise les images sur un disque dur. Avec un peu de chance, une virus, une bombe, un employé maladroit, effacera cette vidéo. L’avantage de certains types documents c’est qu’ils sont suffisement fragile pour ne pas pouvoir conserver les actions stupides…
je hais le land art.

Written by paintermanpinxit

July 28, 2010 at 11:16 am

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to spit

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My English is really bad also when
in one of his mails, Karen asked me the question of the relationship
between the documentation of stealth action and action itself.
I heard another question: where is the art
in action or in its documentation, in both, where?

I tried an answer.
To paraphrase Kurt Schwitters:
if everything I spit, it’s art

There is no difference between
Documents, tracks, artwork.
or documents or just traces of art.
Anything done by the artist, anything
can be equated as art
(Especially when a curator / critic / curator
wants to write an article, fill the walls of the museum)

So must we turn our tongue 7 times
Danbi our mouth before spitting …


Karen,
careful to curator / critic / curator
they love art preserved in a jar
we love making art without walls or windows.

(forward, the question of freedom given by the curator to the artist.)

Mon anglais est vraiment mauvais aussi quand
dans l’un de ses mails, karen m’a posé la question des rapports
entre la documentation d’une action furtive et de l’action même.
j’ai entendu une autre question : où se situe l’art
dans l’action ou dans sa documentation, dans les deux, où ?

j’ai tenté une réponse.
En paraphrasant Kurt Schwitters :
si tout ce que je crache, c’est de l’art
Il n’y a pas de difference entre
documents, traces, oeuvre d’art.
ni documents ni traces juste de l’art.
Tout ce que fait l’artiste, n’importe quoi
peut-être assimiler comme de l’art
(surtout quand un curator/critique/conservateur
veut écrire un article, remplir les murs de son musée)

Aussi nous faut-il tourner 7 fois notre langue
dans notre bouche avant de cracher…
Karen,
Attention au curator/critique/ conservateur
ils aiment conserver l’art dans un bocal
nous aimons faire de l’art sans mur ni fenêtre

à suivre, la question de la liberté laissé par le curator à l’artiste.


Written by paintermanpinxit

July 26, 2010 at 1:06 pm

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begin II

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to continue the beginning, the first actiuons exchanged with Karen to read his draft.

MY FIRST ACTION. - to sleep with a question in my head/brain/mind : what want this canadian artist ? The early morning, instead of an answer I wake up with a question:
“- if this artist is Native American. Maybe she can teach me an Indian language.
it would be cool, i can teach her parisian painter slang.” (I read somewhere that to be Indian, it was enough to speak the Indian language … I’m looking for an Indian who would teach me. I don’t know if it’s true, i dream that it is true…)

Lundi 28 juin 23h45. Painterman.

MA PREMIERE ACTION
- m’endormir avec une question en tête, à l’esprit, dans le cerveau : que veut cette artiste canadienne ?
Le matin au réveil, au lieu de me réveiller avec une réponse je n’ai qu’une nouvelle question : si cette artiste est amérindienne, peut-être qu’elle pourra m’apprendre sa langue. Ce qui serait épatant. Je lui apprendra l’argot des peintres parisien. (j’ai lu quelque part que pour devenir indien, il suffisait de parler la langue indienne… depuis je cherche un indien qui voudrait m’apprendre.)
Lundi 28 juin 23h45. Painterman.

MA SECOND  ACTION – Nothing very original, hidden from the sun, staying in the studio, correcting errors pinxit II, prepare to print. For the sake of clarity, and because I conquer difficult the desire to preserve the secrecy : continue finishes, delaying completion… more than enough
Mercredi 30 juin 23h45. Painterman.

MA DEUXIEME ACTION : – rien de très original, caché du soleil, rester à l’atelier, corriger les fautes de Pinxit II, préparer l’impression. Par souci de clarté, et parce que que je vaincs difficilement le désir de préserver le secret, poursuivre les finitions, retarder l’achèvement… plus qu’il ne faut
Mercredi 30 juin 23h45. Painterman.

MA TROISIEME ACTION. Aujourd’hui j’ai tenté d’acheter un carnet pour le projet canadien. Devant la multitude de carnet, jaune, rouge, bleu, grand, largee, avec lignes, sans lignes.. mais aussi sous forme d’agenda…, devant toutes cette multitude je n’ai pas pu choisir. Dois-je acheter un carnet spécifique pour ce travail. Mais alors les actions qui y seront inscrites seront détachés du reste de ma vie, de mon travail. Ou bien, dois-je noter les actions dans un carnet non séparé du reste de mes actions. Mais alors lesquelles choisir, devrai-je tout transmettre ? Je n’ai pas assez d’information… concernant le projet. La durée, les spectateurs, est-ce que les actions seront révélés en lieu, une exposition, ne serai-je qu’un pion dans le dispositif de karen, ou bien un artiste singulier dans une experience collective… toutes contraintes qui doivent être intégré dès le départ. Je ne sais toujours pas à quel titre je suis invité. je n’ai pas compris. Quel carnet choisir ?

MY THIRD ACTION. Today I tried to buy a notebook for the Canadian project. With thousands of notebook, yellow, red, blue, big, largee with lines, no lines .. but also as a calendar … before all this wealth I could not choose. Should I buy a notebook specifically for this work. But then the actions that are listed there will be detached from the rest of my life, my work. Or, do I record actions in a notebook not separated from the rest of my actions. But which to choose, will I transmit everything? I do not have enough information … regarding the project. The duration, the spectators, is that actions will be revealed in an exhibition, I will not be a pawn in the body of Karen, or a unique artist in a collective experience … all constraints that must be integrated from the start. I still do not know in what capacity I am asked. I do not understand. Which notebook to choose?

à suivre

to be continued

Written by paintermanpinxit

July 17, 2010 at 10:18 pm

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To begin

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Painterman juggling a cup of coffee while talking to his apprentices

To begin with, it is necessary to explain how it started.
I am a painter, I create works not visible, not hidden in my food work. Museum guard, I turned my working time by making discrete actions (sleeping, reading, writing, drawing, lounge, moving objects, organize exhibitions). I created a syndicate cgt. Then I organize strikes, demonstrations … And so I was able to reduce working time, and modify the spaces of the museum cause the construction of a canteen, cloakroom, wc specific for the guardians of the museum … A book reflects these activities, downloadable here. Today I am a professor of art history to eat. I keep changing my working time to time paint, free, art. anywhere too. Karen Spencer informed by Patrice Loubier of my activities, she invited me to participate in something … My first job is to understand what I am asked and for what?
follow.

pour commencer, il est nécessaire d’expliquer comment cela à commencer.
Je suis peintre, je réalise des oeuvres non visible, non caché au sein de mon travail alimentaire.
Gardien de musée, j’ai détourné mon temps de travail en faisant des actions discrètes (dormir, lire, écrire, dessiner, paresser, déplacer des objets, organiser des expositions). J’ai créer un syndicat cgt. Puis j’ai organiser des grèves, manifestations… Et ainsi j’ai pu réduire le temps de travail, et modifier les espaces du musée : provoquer la construction d’une cantine, un vestiaire, des wc specifiques pour les gardiens du musées… Un livre témoigne de ces activités, téléchargeable ici.
Aujourd’hui je suis professeur d’histoire de l’art pour manger. Je continue de transformer mon temps de travail en temps de peinture, libéré, artistique. partout ailleurs aussi.
Karen Spencer informée par patrice loubier de mes activités, elle m’a invité à participer à quelque chose… Mon premier travail consiste à comprendre à quoi je suis invité et pour faire quoi ?
à suivre.


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Written by paintermanpinxit

July 17, 2010 at 9:39 am

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